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Entretien avec Pedro Santos : “Je suis parti des plus bas échelons pour arriver aux plus hauts et gagner des titres”

Après avoir très longtemps évolué au Portugal, des championnats régionaux à l’élite et un titre national avec Braga en 2016, Pedro Santos s’est envolé dès 2017 pour les Etats-Unis et le Columbus Crew. Depuis trois ans, il est l’un des meilleurs joueurs du championnat où il bonifie une équipe consacrée la saison dernière par le titre de championne de MLS. En toute décontraction et sans tabous, le Portugais s’est livré à Derniers Défenseurs sur son parcours original, ses souvenirs, ses opinions et ses ambitions pour l’avenir.

Derniers Défenseurs : Bonjour Pedro. Tout d’abord j’aimerais te remercier pour le temps que tu nous accordes pour cet entretien. Comment vas-tu ?

Pedro Santos : Aucun problème, c’est avec plaisir. Je vais très bien merci. Je sors d’une belle saison avec mon club et je suis en vacances. Je viens tout juste de rentrer du Portugal, alors ça va super !

Quel bilan tires-tu de la saison 2020 avec ton équipe de Columbus Crew ?

Et bien je pense que le bilan est très bon. Nous avions pour objectif de remporter le championnat et nous sommes parvenus en fin de saison à soulever le trophée. C’était très important pour moi et en même temps spécial car c’était la première fois de ma carrière que je gagnais un championnat.

Comment avez-vous vécu la gestion de la crise du COVID dans le club ?

C’était assez difficile à gérer. Pendant presque toute la saison il y avait des incertitudes sur le fait de continuer ou d’interrompre le championnat. Heureusement, la ligue a fait beaucoup d’efforts pour que nous puissions terminer la saison dans les meilleures conditions.

Quel était votre quotidien pendant le tournoi ?

Durant la saison, nous étions testés pratiquement tous les jours pour ne pas prendre de risques dans les entraînements collectifs. Avant les matchs aussi nous devions nous faire tester, et toute l’équipe devait être négative pour qu’il n’y ait pas de problème. Dans la partie finale de la saison, il y a eu une augmentation des cas positifs et ça nous a empêché d’utiliser les installations du club pendant quelques temps. C’était une phase difficile, mais finalement nous sommes parvenus à surmonter ces obstacles en gagnant le titre.

En 2017, tu arrives à Columbus Crew en provenance de Braga après quelques saisons convaincantes. Pourquoi ce choix de carrière (à 29 ans) et comment es-tu arrivé en MLS ?

A cette époque j’avais déjà cette ambition d’aller jouer à l’étranger, mais je ne m’attendais pas forcément à ce que ce soit aux Etats-Unis. La proposition de Columbus est arrivée assez soudainement, et tout s’est fait très rapidement. Honnêtement, j’ai aussi pensé à mon avenir et la proposition financière du club était la meilleure qui m’était faite alors je ne voulais pas prendre de risque. Avec du recul, je pense que j’ai fait le bon choix. Je me sens très bien ici, ma femme aussi, et les résultats sont aussi très bons.

Le très joli but de Pedro Santos face au Chicago Fire !

Comment as-tu ressenti ton arrivée en MLS ?

Au départ il y avait beaucoup d’appréhension. C’était un nouveau pays et un championnat que je ne connaissais pas. Cependant j’ai très bien été accueilli et je me suis parfaitement bien adapté à la ville comme au club. Aujourd’hui je suis très heureux d’être ici à Columbus et de pouvoir continuer à y jouer.

Parlons de Braga et arrêtons-nous quelques minutes sur ton expérience là-bas. Quel a été ton rapport avec le club ?

C’est un club qui aura toujours une place dans mon cœur et qui est grand par son équipe, mais aussi par sa ville et les personnes qui le composent. C’est celui où j’ai le plus longtemps joué dans le monde professionnel et qui m’a toujours soutenu. C’est clair que c’est un club que j’apprécie et que je soutiendrai toujours.

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Pedro Santos célébrant un but face au Vitoria SC en 2016, avec Braga.

Tu as connu de nombreux entraîneurs au club dont Paulo Fonseca, Sergio Conceição ou Abel Ferreira. Trois entraîneurs qui sont aujourd’hui à la tête de top clubs. Que penses-tu d’eux ?

Ce sont trois grands entraîneurs qui sont aussi ambitieux. Ils ont chacun montré toute l’étendue de leurs qualités. Sergio Conceição a fait de grandes choses avec Porto en remportant deux nouveaux championnats nationaux. J’aime aussi beaucoup ce qu’a pu réaliser Paulo Fonseca, autant avec le Shakhtar qu’avec la Roma. Concernant Abel Ferreira, c’est un entraîneur qui a commencé bien plus récemment mais qui a montré tout son talent aussi bien à Braga qu’au PAOK et qui vient juste de remporter un titre continental avec Palmeiras. Je pense qu’ils ont tous les trois le potentiel pour entraîner des clubs encore mieux placés sur la scène européenne.

Avec lequel de ces entraîneurs penses-tu avoir le plus progressé et comment l’expliquerais-tu ?

Sûrement Paulo Fonseca car c’est dans son style de jeu que je me suis le plus amélioré et que je m’épanouissais le plus. Son schéma tactique me correspondait plutôt bien et j’ai apprécié jouer sous ses ordres. C’est aussi avec lui que j’ai réalisé ma meilleure saison à Braga, aussi bien personnelle que collective.

Pour finir avec Braga, j’aimerais connaître ton avis sur la belle évolution du club, qui était déjà entamée au moment de ton départ en 2017.

L’évolution de club a été vraiment impressionnante depuis quelques années, autant en terme d’installations qu’en terme de résultats sportifs. C’est maintenant un club bien implanté dans la course à la Taça da Liga et à la Taça de Portugal puisqu’ils en ont remporté plusieurs depuis quelques saisons. Braga commence également à devenir intéressant en championnat, en se faisant une place entre les « 3 Grandes ». Je crois que dans les prochaines années, ils pourront lutter pour remporter le championnat national. C’est clair que ce sera difficile mais je pense que rien n’est impossible et j’ai beaucoup d’espoir en l’avenir du club, qui continuera je l’espère de devenir de plus en plus fort.

Au Portugal, tu as donc joué au Sporting, au Vitoria FC et surtout à Braga comme on l’a vu. Mais quel club portugais affectionnes-tu le plus ?

Depuis petit j’ai toujours supporté le Sporting parce que c’était le club que supportait ma famille et j’y ai effectué le début de ma formation. Après l’avoir quitté j’ai terminé ma formation à Casa Pia. C’est un club que j’aime beaucoup. C’est ma maison, c’est là où je me suis formé en tant que joueur mais aussi en tant qu’homme. Casa Pia restera toujours mon club. Je garde aussi évidemment beaucoup d’affection pour tous les autres clubs où je suis passé, qu’il s’agisse de Rio Ave, Leixões ou du Vitoria de Setubal. Pour Braga comme je l’ai dit toute à l’heure, c’est un grand club que j’estime énormément et que je continue de soutenir lorsqu’ils jouent.

Maintenant que tu joues en MLS, comment comparerais-tu ce championnat à la Liga NOS ?

C’est difficile car ce sont deux championnats très différents. Au Portugal, et plus globalement en Europe, le football est plus statique et fermé. Ici c’est différent, c’est un football bien plus ouvert dans lequel on trouve plus d’espaces, et qui s’appuie donc souvent sur un jeu de transition. Personnellement, c’est un style de jeu qui me correspond mieux et donc que j’apprécie.

Lorsque tu arrives aux Etats-Unis, ton nouveau club est ébranlé par une menace de déménagement par le propriétaire Anthony Precourt, amenant le mouvement “#SaveTheCrew”. Comment l’avez-vous vécu de l’intérieur ?

C’était une situation très compliquée, et il y avait peu de certitudes car on ne savait pas si le club allait changer de ville ou pas, alors que ma famille et moi étions déjà bien installés à Columbus. C’était donc un peu précipité de se dire qu’on devrait changer tout notre cadre de vie encore une fois. Mais personnellement à ce moment-là il fallait surtout que je pense à mon travail et que je sois dans les meilleures conditions pour jouer.

Avec du recul, je pense que ces évènements ont renforcé le lien entre les personnes du club, que ce soit les supporters ou les joueurs eux-mêmes. Cela a aussi montré une énorme force de caractère de la part des supporters du Crew qui ont tout fait pour maintenir le club ici. Finalement, la meilleure décision a été prise en maintenant le club à Columbus. Les supporters se sont joints à l’équipe et ont montré leur force.

Quel est ton avis sur cette absence de promotion/relégation propre à la MLS ?

Cela permet d’avoir un championnat beaucoup plus homogène, dans lequel toutes les équipes luttent pour un seul et même objectif. Cet équilibre se remarque notamment par le biais des champions qui changent presque tous les ans. Il n’y a pas d’équipe qui surdomine totalement les autres. Pour moi c’est une bonne chose dans le sens où ça retire beaucoup de pression négative aux joueurs qui lutteraient pour le maintien. En même temps ça apporte une pression qui pour moi est positive : celle de lutter pour arriver premier en fin de saison. C’est bénéfique au jeu aussi. Comme je l’ai dit le jeu ici est bien plus ouvert et c’est en parti dû à l’absence de ce système. Il n’y a pas d’équipe qui ne fait que défendre pour ramener un point sur certains matchs. Tout le monde joue pour gagner.

Pour toi qui venait d’Europe ça a dû paraître étrange, non ?

Oui bien sûr parce qu’en Europe c’est totalement différent. Quand je jouais là-bas ce genre d’organisation n’avait pas forcément de sens pour moi. Aujourd’hui je vois les choses de l’autre côté. Quand je suis arrivé aux Etats-Unis je me suis renseigné sur ce fonctionnement, et j’ai compris que c’était le plus adapté au football d’ici.

Remporter la MLS Cup contre Seattle, c’était plus beau que de gagner la Coupe du Portugal contre Porto en 2016 ?

Oui bien sûr, le titre de champion est toujours plus important qu’une coupe, et c’était le premier pour moi. De plus, cela faisait 11 ans que Columbus n’avait pas remporté la MLS Cup et ce n’était que la deuxième fois de leur histoire. On a aussi parlé du contexte particulier de ces dernières années au club, et je crois que cette victoire a fait beaucoup de bien aux supporters, comme ça m’a fait du bien à moi. Ça ne retire rien au bonheur que ça a été de gagner la Coupe du Portugal avec Braga, qui était en plus mon premier titre dans le monde professionnel. C’était aussi un titre très important pour le club car cela faisait 50 ans qu’il n’avait pas soulevé cette coupe et la remporter était donc un objectif clair. Ce sont deux très beaux titres que je suis fier d’avoir gagné.

Les joueurs du Crew soulevant la MLS Cup 2020.

Tu es d’ailleurs le premier portugais à remporter ce titre, qu’est-ce que ça te fait ?

Eh bien je pense que ça rend cette victoire encore plus spéciale parce qu’elle me permet d’avoir plus de reconnaissance. Au Portugal surtout, ça m’a permis de gagner en réputation. Et puis pour moi, être le premier de son pays à remporter un titre le rend toujours plus spécial !

Quel rôle tiens-tu au sein de l’équipe ?

Je suis un joueur qui travaille beaucoup pour le collectif. Quand il faut attaquer je suis là bien sûr, mais quand il faut défendre je me rends aussi très disponible. Je me définirais comme un joueur créatif, qui marque des buts et qui fait des passes décisives. Quand j’ai la balle, je fais mon maximum pour aider au mieux mon équipe.

Qui qualifierais-tu de leader dans le vestiaire ?

Ici en MLS, les Joueurs Désignés* sont très souvent les leaders de leurs équipes. Mais à Columbus je crois que c’est différent. Nous avons un groupe très uni, dans lequel je pense que plusieurs leaders, peut-être 8 ou 9 joueurs se détachent, et qui aident beaucoup l’entraîneur depuis l’intérieur du terrain.

Tu es très polyvalent, et tu joues aussi bien à droite qu’à gauche, en jouant aussi quelques fois dans l’axe. Quelle position préfères-tu ?

J’ai joué l’essentiel de ma carrière sur les ailes, à gauche comme à droite, même si ces dernières années j’ai surtout joué du côté droit de l’attaque. C’est l’aile sur laquelle je me sens le mieux, mais je peux changer de position sans problème selon le modèle de jeu et le système dans lequel l’entraîneur souhaite que nous jouions.

Penses-tu qu’un poste offensif plus central pourrait te correspondre ?

Je pense que je pourrais jouer dans cette position, mais pas comme une référence. Comme deuxième attaquant je pense que cela correspondrait mieux à mes qualités. Comme avant-centre fixe ce serait assez compliqué pour moi car je ne suis pas un joueur grand ou robuste. Je suis plutôt un joueur technique et rapide, qui a besoin de prendre la profondeur pour faire mon jeu.

D’ailleurs, quelles sont pour toi tes principales qualités ?

Je pense que là où je m’illustre le mieux c’est par mes choix et le dernier geste, surtout la dernière passe. J’arrive assez bien à trouver comme il le faut mes coéquipiers qui sont bien positionnés dans les derniers mètres. Je ne lâche jamais rien et jusqu’au bout je donne le maximum pour mon équipe. Cette motivation est aussi l’une de mes qualités.

Aurais-tu une anecdote à nous raconter concernant ta carrière ?

Une anecdote en particulier je ne saurais pas te dire. Mais je pense que ma carrière en elle-même a quelque chose d’original. Je suis monté des plus bas échelons aux plus hauts. J’ai joué dans presque toutes les divisions au Portugal : j’ai joué dans le championnat district régional, puis en troisième, en deuxième et enfin en première division. Aujourd’hui je suis ici aux Etats-Unis où j’ai été champion. Je retire énormément de fierté de tout ça.

Depuis ton arrivée à Columbus, quels joueurs t’ont le plus impressionnés ?   

Il y a beaucoup de joueurs dont j’ai apprécié les qualités en arrivant ici. Au Crew, il y avait notamment Federico Higuain (frère de Gonzalo) qui est un joueur fantastique. Notre avant-centre, Gyasi (Zardes), est aussi un joueur que j’apprécie beaucoup et qui a de nombreuses grandes qualités devant le but. Si je devais en citer un dernier, je citerais Artur au milieu de terrain. C’est un joueur qui a une très belle évolution, et qui progresse de semaines en semaines. Je pense qu’il est promis à un bel avenir.

Pour parler plus généralement des joueurs du championnat, il y a un joueur que j’aime beaucoup et qui est Josef Martinez. C’est un joueur rapide, qui fait des feintes et qui marque beaucoup de buts. Il est aussi très fort de la tête et je le trouve vraiment complet. Il y a également Carlos Vela de LAFC que j’apprécie. Depuis que je suis ici, il a toujours été très bon et l’un des joueurs les plus admirés de MLS. Ce sont deux joueurs fantastiques qui sont pour moi les meilleurs du championnat.

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Pedro Santos et ses coéquipiers du Crew, dont Gyasi Zardes, au centre.

Quelle relation entretiens-tu avec Caleb Porter (entraîneur de Colombus Crew) ?

Nous sommes assez proches. C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. Cela fait maintenant deux ans que nous sommes ensemble au club, alors je sais de quelle manière il travaille et il sait comment m’utiliser pour que je sois le meilleur possible. Je pense que c’est depuis son arrivée que j’ai joué le meilleur football de ma carrière. Je sens qu’il croit en moi et qu’il me fait confiance, et il me la transmet en me laissant beaucoup de la liberté sur le terrain. Se sentir en confiance quand on joue, c’est important car ça enlève beaucoup de pression, alors ça m’aide énormément.

Avec les arrivées offensives de Kevin Molino et de l’icône Bradley Wright-Phillips, quelles seront les ambitions du Crew pour 2021 ?

Notre ambition est toujours la même : on veut gagner des titres. Je pense que le plus important sera de défendre notre titre de champion. On aura aussi plus de matchs et plus de possibilités puisque nous sommes qualifiés pour la CONCACAF Champions League. Notre groupe est très équilibré et nous avons de bons joueurs dans tous les secteurs. Cela va nous permettre de nous mêler à la course au titre dans toutes les compétitions, aussi bien nationales que continentales. D’ailleurs, aucun club américain n’a encore remporté la CONCACAF Champions League depuis sa nouvelle dénomination en 2008. Los Angeles FC a failli y parvenir en 2020, mais Gignac ne les a pas laissé faire (rires…). Ce serait fantastique qu’on puisse y arriver cette année avec le Crew !

Pour le moment, le début de la saison 2021 est incertain à cause des négociations entre la MLSPA (syndicat des joueurs) et la MLS. Tu y es engagé ?

Personnellement je ne suis pas engagé dans ces discussions. Tous les clubs ont des représentants qui y participent et je n’en fais pas partie. Ces représentants font ensuite des comptes-rendus au reste de leurs équipes, pour leur dire si les négociations avancent, et comment elles avancent. Au Crew, ce sont Josh Williams, Matt (Lampson) et Evan Bush. On verra ce qui sera décidé mais ce qui importe le plus c’est que l’on soit prêt à la reprise du championnat.

Comment vois-tu ces négociations ?

Je comprends ces problèmes et le fait qu’ils méritent d’aussi longues négociations. Les choses fonctionnent différemment qu’en Europe. Les joueurs ont leurs revendications et leurs arguments, et ils espèrent parvenir à un accord avec la ligue. Je pense et j’espère qu’il y aura prochainement un consensus et que le championnat pourra reprendre normalement.

Concernant ta carrière internationale, tu as joué avec les jeunes de la sélection, mais jamais avec les Seniors. C’est un regret pour toi ?

Non ce n’est pas un regret. J’avais bien évidemment le rêve de représenter la Seleção. Cela ne s’est pas passé comme je l’aurais peut-être voulu mais ce n’est pas du tout une tâche sur ma carrière car je suis extrêmement fier de celle-ci. Pour moi ce n’est pas un drame. J’aurais aimé avoir cette opportunité, mais la vie continue et ma carrière aussi.  

Pour terminer, comment tu vois ton avenir ?

Pour le moment il me reste un an de contrat avec Columbus Crew. J’espère faire une belle saison et si le club veut prolonger mon contrat je serais très heureux. J’aimerais beaucoup rester ici. C’est un club que j’apprécie beaucoup, et je me sens bien dans la ville et dans ce championnat. Mais je ne suis sûr de rien quant à la fin de ma prochaine saison, je ne sais pas si je resterai ici ou si je devrai partir. Tout ce que je sais c’est que je ferai le maximum pour pouvoir rester ici.

* En MLS, les Joueurs Désignés sont des joueurs qui ont la possibilité de dépasser le cap salarial imposé par la ligue.

Derniers Défenseurs tient à remercier Pedro Santos pour sa disponibilité et sa sympathie, et lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière. Nous tenons également à remercier Matthieu Monteiro du projet Golaço (Twitter : Golaco_TV) pour son aide dans la préparation de cet entretien.

Crédits Photos : USA TODAY Sports / Reuters / LUSA

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