Afrique

CAN 2021 : Gabon, aller loin malgré les scandales

Malgré un semblant de stabilité retrouvé ces dernières années, la sélection gabonaise semble sur le point d’imploser. Conflits entre joueurs locaux et internationaux, grèves et négociations de primes rythment la vie de la sélection depuis quelques mois. La CAN 2021 arrive comme un cheveu sur la soupe pour un Azingo en pleine transition footballistique.

Dirigé par Patrice Neveu, ancien sélectionneur de la Mauritanie et de la Guinée, le Gabon aura fort à faire pour se sortir d’un groupe compliqué. Si le pays est loin d’être le grand favori, il pourra lui aussi compter sur un soutien et une ferveur populaire sans faille. Car à Libreville comme partout au Gabon, tous rêvent de voir les Panthères soulever le premier trophée majeur de l’histoire de leur sélection.

Une dynamique qualificative en demi-teinte

Le Gabon est une équipe très irrégulière. Les Panthères sont, en effet, capables de sortir de grands matchs pour aller chercher une qualification très compliquée, puis de se rater complètement quelques temps après. Les qualifications à cette CAN 2021 en ont été, encore une fois, la preuve.

Le groupe est assez homogène et dur à appréhender avec la Gambie, l’Angola et surtout la République démocratique du Congo. Pourtant, le Gabon réussit à arracher une deuxième place qualificative, malgré deux défaites face à la Gambie, qui finit première, et face à l’Angola, déjà éliminée lors de la dernière journée. L’équipe du Gabon élimine ainsi la République démocratique du Congo, qui paraissait pourtant favorite à la qualification à la CAN 2021.

Cependant, la bonne dynamique de la qualification pour la CAN a été rompue lors des qualifications à la Coupe du Monde au Qatar. Même si la présence de l’Égypte rendait quasiment impossible l’accession à la première place, seule qualificative, des défaites dures à digérer contre la Libye et l’Angola et une incapacité à performer à l’extérieur ont fait de cette phase de groupe, un petit échec. Les Panthères finissent malgré tout deuxièmes, mais terminent à 7 points du leader égyptien.

L’histoire d’une sélection en quête de victoire

L’arrivée du football et son explosion

On pratique depuis longtemps le football au Gabon. Il a été introduit par un jeune homme d’affaires du pays : Owandault Berre. Durant un voyage d’affaires à Paris, il remarque des gens jouant au football. Il va en apprendre toutes les règles pour les diffuser au Gabon qui était à l’époque une colonie française. C’est ainsi que le 27 novembre 1927, Berre organise le premier match de football du Gabon. Après le décès du Gabonais en 1931, c’est le religieux français René Lefebvre qui reprend le projet. Il va créer une excellente équipe pour l’époque. Puis, il fonde en 1962 la Fédération de Football Gabonaise et organise le premier match du championnat national en 1968.

Le football se développe à très grande vitesse au Gabon. Grâce aux travaux de Berre puis de Lefebvre, le nombre de licenciés explose dans les années 1960. Pourtant, malgré une équipe d’un excellent niveau, les résultats sur le continent se font attendre. Un surnom est donné à la sélection : Azingo, qui signifie « douleur » en langue myene.

Premiers trophées et évolution de la sélection jusqu’à nos jours

Le premier trophée important est une Coupe de l’UDEAC en 1985. Cette compétition s’appelle aujourd’hui Coupe de la CEMAC. Six pays d’Afrique centrale la jouent. Depuis 1984, le Gabon, la République Centrafricaine, le Tchad, le Congo, le Cameroun et la Guinée-Équatoriale s’affrontent tous les ans lors de cette petite compétition, même si la compétition souffre souvent de trêves interminables, la compétition n’ayant pas eu lieu depuis 2014.

Depuis la victoire lors de cette coupe en 1985, le Gabon a également remporté celles de 1988 et 2013. En 1994, le National Azingo participe également à sa première CAN. La sélection est cependant éliminée au premier tour dans un groupe comprenant la grande sélection égyptienne et le futur vainqueur : le Nigeria. La revanche sera prise en 1996. Les Gabonais finissent à la première place d’un groupe avec le Nigeria qui déclare forfait avant la compétition, le Liberia et le Zaïre (ancien nom de la République démocratique du Congo). Malgré une belle phase de groupe, les Gabonais sont éliminés en quart de finale par la Tunisie. Il faudra attendre 2012 pour revoir le Gabon placé aussi haut dans cette compétition.

En dehors de la Coupe de la CEMAC, le petit pays du Gabon n’a jamais remporté de tournoi important. Le pays a participé à 8 phases finales de CAN, mais n’a jamais été plus loin que les quarts de finale. Les Panthères n’ont jamais participé non plus à une Coupe du Monde. Cette absence de palmarès fait le désespoir du pays, pourtant viscéralement attaché à son équipe de football.

Allier travail sportif et gestion des scandales : le chantier de Neveu

Le parcours de Patrice Neveu

L’équipe du Gabon est emmenée par le sélectionneur Patrice Neveu. Cet ancien joueur professionnel français a joué la majeure partie de sa carrière en D3 française à Châteaudun, Chartres et La Rochelle. Apprécié de tous, il a maintes fois porté le brassard de capitaine pour son engagement et sa bonne capacité à redynamiser une équipe. Cependant, il reste un joueur peu connu du football français. Néanmoins en tant que coach, il va gravir progressivement les échelons.

Il devient tout d’abord coach dans des clubs amateurs français. Malgré des performances correctes, il va suivre son âme de voyageur en parcourant les clubs de nombreux pays. Après avoir coaché au Maroc ou en Chine, il va prendre en main en 2004 sa première sélection, la Guinée.

Patrice Neveu sur le banc d’Haïti en 2016. Son bilan avec cette sélection est très mitigé et va se transformer en échec. Un échec qui va lui permettre de se remettre en question.

Neveu est un excellent bâtisseur. Que ce soit avec la Guinée ou le Congo, il va instaurer un jeu très offensif et attractif, quitte à fortement remodeler l’effectif. Il ne fait ainsi jamais l’unanimité mais a pourtant redressé beaucoup de sélections. Cela s’est surtout vu avec la Mauritanie lors de la dernière décennie où il a été particulièrement critiqué à ses débuts. Il a cependant fait taire ses détracteurs en faisant passer la sélection en crise de la 206ème place au classement FIFA à la 133ème.

La méthode Neveu à l’épreuve du scandale

C’est dans cette optique de redressement qu’il est arrivé au Gabon en 2019 en apportant, comme il le dit à chaque fois, « de la discipline et surtout beaucoup de plaisir ». Il a totalement métamorphosé le football et l’état d’esprit des joueurs. Il a également réussi à relancer Pierre-Emerick Aubameyang, souvent en panne avec les Panthères. Mais même s’il a réussi, la situation reste complexe au Gabon.

De nombreux problèmes et scandales tournent autour du football gabonais. Outre les problèmes de pédophilie dans les sélections jeunes, fortement combattus grâce notamment au travail d’investigation du journaliste Romain Molina, les problèmes sportifs répondent aussi présents. En particulier, l’épineux sujet de la reprise du championnat. Alors que la Division 1 aurait dû reprendre le 23 octobre 2021, elle n’a, à l’heure actuelle, toujours pas commencé. La faute à une campagne de vaccination trop lente qui n’a pas su freiner la pandémie, et qui empêche donc de reprendre le football dans des conditions décentes, et avec du public.

Cette non-reprise a provoqué de vives polémiques et a débouché à l’arrestation d’anciens joueurs internationaux, comme Stéphane Nguema, qui militaient pour la reprise. Par solidarité, l’international et joueur du Dijon FCO, Didier Ndong, a alors refusé de jouer un match. En laissant sous-entendre, sur les réseaux sociaux, que ses coéquipiers faisaient preuve d’hypocrisie en participant à ce match. Histoire de rajouter un peu plus d’huile sur le feu, son coéquipier, Mario Lemina, lui a répondu en retour via un message au vitriol, dans lequel le Niçois demande au joueur évoluant en Turquie de « nous supporter, nous [les hypocrites] ».

En stage de préparation à la CAN à Dubaï, les Panthères ont tout de même réussi à faire parler d’elles, une fois n’est pas coutume, pour des raisons extra-sportives. Autant aperçus sur les terrains d’entraînement que dans de grands restaurants et des boîtes de nuit, les Gabonais en ont profité pour déclencher de nouveau un retentissant tollé, en s’indignant sur leur futur hôtel prévu pour l’aventure camerounaise. Un complexe, attribué par le Comité d’Organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (COCAN), et jugé par les joueurs, ainsi que par la Fégafoot, comme peu propice à la bonne préparation d’une compétition continentale. À l’arrivée sur les terres camerounaises, la fédération gabonaise a fait déménager toute la délégation pour un autre hôtel, ce qui a provoqué la colère de la COCAN, qui a répondu à travers un communiqué. La discorde devrait maintenant se déporter sur le terrain juridique durant les prochains mois.

Des scandales qui déchirent

Comme si il fallait en rajouter une couche, la sélection a catégoriquement refusé de s’envoler pour le Cameroun tant que le problème du montant des primes collectives n’était pas réglé. Un imbroglio supplémentaire chez les Panthères qui a provoqué une levée de boucliers chez les joueurs locaux et les supporters, qui dénoncent unanimement un manque de respect, ainsi qu’une déconnexion totale venant des sélectionnés. Le championnat, arrêté depuis deux ans maintenant, a plongé les joueurs du championnat dans une extrême précarité. Certains ne survivent qu’à travers de petits boulots, comme le lavage de voiture ou la vente sur les marchés. Pour d’autres, c’est un enfer au quotidien. Non-accompagnés par la Fégafoot, certains joueurs professionnels sont désormais à la rue et n’ont parfois même pas de quoi manger au quotidien.

En s’érigeant comme défenseur du football gabonais, l’ex-joueur de Sunderland Didier Ndong a payé les frais des choix de Neveu et n’ira pas au Cameroun.

Ces énièmes caprices passent donc très mal au pays, même si Pierre-Emerick Aubayemang a tenté de désamorcer le conflit en apportant un soutien très timoré sur la situation de ses confrères gabonais. Trop tard, le mal est fait. La sélection nationale, beaucoup trop passive face à cette flambée de la pauvreté, préférant faire grève pour des primes et des questions de logistique, aura donc renvoyé une image dramatique, en totale contradiction avec la situation vécue au pays par les footballeurs.

Une fracture supplémentaire et un gros coup dur pour Patrice Neveu, qui assiste à une nouvelle fissure dans un vestiaire déjà fragile. Même s’il a préféré ne pas prendre position, le sélectionneur a décidé de ne pas appeler Didier Ndong pour la CAN. Une décision qui a évidemment généré de nouvelles polémiques. C’est donc dans cette atmosphère pesante que la Gabon va se présenter à la CAN 2021 au Cameroun.

L’effectif pour la CAN

Un onze sans grande surprise

En convoquant une liste de 30 joueurs, Patrice Neveu a fait le choix du nombre. Un choix pas illogique, qui permet au sélectionneur français d’avoir une vue d’ensemble sur le vivier à disposition. Un groupe élargi, qui offre beaucoup de solutions tactiques à l’ancien joueur de La Rochelle.

Anthony Mfa Mezui sera, selon toute vraisemblance, le gardien titulaire dans les buts gabonais. À 30 ans, le gardien du FC Rodange au Luxembourg possède déjà une petite mais solide expérience avec l’Azingo (15 sélections).

En défense, on retrouve quelques têtes connues du championnat de France. Ancien niçois et évoluant aujourd’hui à Bastia, le latéral Lloyd Palun (44 sélections) sera de la partie, à l’instar de l’actuel dijonnais Bruno Ecuele Manga, taulier de la défense gabonaise avec ses 72 sélections. L’ancien lorientais viendra composer avec la jeunesse d’Alex Moucketou-Moussounda, joueur de l’Aris Limassol, qui a découvert la sélection l’an passé. À gauche, le Ruthénois Johann Obiang amènera son expérience et ses 28 sélections avec lui. En sélection depuis 2014, Obiang est une valeur sûre de Ligue 2 et un très bon joueur de couloir.

Placé devant la défense, c’est encore un ancien joueur de Ligue 1 que l’on retrouve. Souvent raillé par les supporters bordelais pour son manque de bagage technique, ses sauts de concentrations et sa maladresse, André Biyogo Poko s’est fait un trou sur les rives du Bosphore. Installé en Turquie depuis 2016, le milieu de terrain défensif a déjà joué plus de 100 matchs là-bas au sein de trois clubs différents. Ses 60 sélections seront un atout non-négligeable pour les Panthères.

Dans l’entrejeu, le milieu de l’Étoile Rouge, Guélor Kanga (46 sélections) sera probablement titulaire, à côté de Mario Lemina. L’ancien juventino est revenu en Ligue 1 cet été, après des passages mitigés à Galatasaray et à Fulham notamment. Malgré seulement 23 petites sélections, Lemina fait figure de taulier (presque) inamovible aux yeux de Neveu. Malheureusement, il a contracté la Covid-19 avant d’arriver sur le sol camerounais. Pas sûr, donc, de le voir sur un terrain avant le deuxième, voire le troisième match de poule.

Aaron Boupendza et Denis Bouanga occuperont les ailes de la sélection gabonaise. Le premier, ancien bordelais, s’éclate désormais à Al Arabi, au Qatar. Le second, lui, est bien connu puisqu’il foule les pelouses françaises chaque semaine avec l’ASSE. Véritable électron libre, Denis Bouanga est un joueur au touché de balle soyeux, à la technique impeccable et à la vitesse dévastatrice. Capable de laisser n’importe qui sur le carreau, le Stéphanois sera l’un des facteurs X de la sélection.

Parmi eux bien évidemment, le joueur d’Arsenal : Pierre-Emerick Aubameyang. Plus besoin de décrire le genre de joueur qu’est PEA. Le capitaine, un peu en difficulté dans son club, entend bien se relancer avec sa sélection, pour pouvoir l’emmener jusqu’au sommet. Avec 30 buts en 76 apparitions sous le maillot des Panthères, il sera l’atout numéro un de la sélection, s’il revient à temps sur les pelouses camerounaises. Comme son compère Lemina, il a été testé positif à la Covid et ne pourra pas débuter contre les Comores.

Le onze-type probable du Gabon pour l’échéance à venir

Gabon 2021 : entre absences de marque, continuité et intégration des promesses.

Le groupe gabonais est globalement talentueux et assez hétérogène. Si on y trouve des joueurs-stars comme Pierre-Emerick Aubameyang, Mario Lemina ou Denis Bouanga, Neveu a opté cette année pour un savant mélange entre la continuité des derniers rassemblements et l’intégration des jeunes joueurs pouvant apporter un plus à une sélection qui en a bien besoin.

On peut notamment citer la présence d’Ulrick Eneme-Ella, joueur de Brighton et un des plus grands espoirs gabonais. Même si l’attaquant de 20 ans ne devrait pas être titulaire lors de cette CAN, il pourra espérer glaner quelques minutes, au même titre que Fahd Ndzengue, autre grande promesse du football national. Le jeune Sidney Obissa aura également la place pour jouer un peu lors de cette CAN. Le défenseur de 21 ans, appartenant à Ajaccio, joue déjà régulièrement en sélection et est donc attendu au tournant.

Il faudra malgré tout noter l’absence d’Yrondu Musavu-King. L’expérimenté défenseur central, jouant à Bengaluru en Inde, est devenu un habitué de la sélection, malgré son faible nombre de capes. Son absence, pour cause de blessure, sera préjudiciable dans une équipe souvent en difficulté sur le plan défensif.

Autre absent de taille, le légendaire Didier Ovono. Recordman des sélections avec l’Azingo National (112 au total), le gardien n’a pas été retenu par le coach pour disputer la cinquième CAN de sa carrière. À désormais 39 ans, le portier de Trélazé, en Regional 1, devrait logiquement mettre un terme à sa carrière internationale. C’est une immense page de l’histoire de la sélection gabonaise qui se tourne.

Le joueur à suivre

Pierre-Emerick Aubameyang sur le flanc pour cause de Covid-19, Denis Bouanga déjà très bien connu des amateurs de football, la lumière sera portée cette fois sur le troisième larron du système offensif de Patrice Neveu : Aaron Boupendza.

Né à Moanda, dans le Sud-Est du pays, Boupendza se révèle quelques kilomètres plus haut, en 2016, au CS Mounana. Champion la même année avec le club gabonais, le jeune attaquant décide, l’année suivante, de tenter l’aventure à l’étranger et s’engage rapidement chez les Girondins de Bordeaux. Un semi-échec. À Bordeaux, Boupendza ne joue pas une seule minute avec le maillot au scapulaire et enchaîne les prêts plus ou moins convaincants. À Pau, lors de sa première vraie saison, la Panthère gabonaise inscrit 13 buts en 21 matchs. Pas suffisant pour les Girondins qui l’envoient successivement au Gazélec Ajaccio, au Tours FC, puis à Farense, en seconde division portugaise. Des prêts qui se soldent tous par des expériences assez mitigées et qui contrastent avec les belles promesses entrevues lors de sa saison dans le Béarn.

En 2020, le longiligne attaquant quitte définitivement la Gironde et atterrit en Turquie, à Hatayspor. Là-bas, Boupendza explose enfin et marche sur le championnat avec son compère africain, le Sénégalais Mame Biram Diouf. L’ancien mancunien, lui, termine deuxième meilleur buteur de Süper Lig avec 19 buts. Aaron Boupendza ? Premier, sans forcer, avec 22 unités au compteur raflant donc, au passage, le titre de meilleur buteur de Süper Lig.

Aaron Boupendza, à la lutte ici avec le Malien Yves Bissouma, lors d’un match de qualification pour la Coupe du Monde 2018, à Franceville.

Adorant prendre la profondeur, le natif de Moanda est aussi très habile dans les petits espaces, sait jouer dos au but et possède également un jeu de tête plus que correct. Mais la qualité principale d’Aaron Boupendza reste tout de même son pied gauche. Un pied gauche qui aura martyrisé plus d’une fois les lucarnes des clubs de Süper Lig. Un véritable canon-propulseur, capable d’envoyer des missiles, comme lors du match contre Antalyaspor, où le Gabonais inscrivait quatre (!) des six buts de son équipe. Malgré tous les efforts de Diouf et de Boupendza, Hatayspor échoue à la porte des places qualificatives pour la Conférence League.

Fin août 2021, changement de cap. L’ancien girondin prend la direction du Qatar et s’engage avec Al-Arabi SC. Si le Gabonais n’a pas encore énormément joué avec son nouveau club, il a déjà trouvé le temps de mettre quelques pions, quatre exactement, en douze petits matchs. Des statistiques tout à fait correctes qui mettent Aaron Boupendza dans les meilleures conditions pour appréhender cette CAN.

Sans Aubameyang donc, Boupendza devrait (avec Denis Bouanga) prendre les rênes de l’attaque des Panthères. Si tout le monde sait que le jeune attaquant (26 ans cette année) n’a, ni l’aura naturelle ni l’expérience de son capitaine, le Gabon pourra tout de même compter sur un attaquant fiable, qui a passé un cap cette année et qui commence à connaître parfaitement les rouages d’une sélection avec laquelle il a déjà planté quatre fois en seize sélections. À lui désormais de porter la lourde mission de faire oublier (temporairement) Pierre-Emerick Aubayemeng.

Un tirage compliqué

Lors de la CAN 2021, la Gabon devra aborder un groupe délicat. Les Panthères débuteront contre la valeureuse équipe des Comores. Cette équipe, considérée par les observateurs comme étant la plus faible du groupe, s’est qualifiée avec la manière et pourra mettre des bâtons dans les roues du Gabon. Privé de ses cadres, le Gabon devra se sortir d’un match aux allures de piège. Le pays emmené par Patrice Neveu affrontera ensuite le Ghana. Les Black Stars, quadruples vainqueurs de la compétition, font partie des outsiders de cette CAN 2021 et pourraient aller loin grâce à leur bel effectif. Pour terminer, le Gabon jouera face au Maroc le 18 janvier. Les Lions de l’Atlas font partie des candidats à la victoire finale et sont donc logiquement, les favoris du groupe.

Malgré un groupe complexe, des scandales qui ont fragilisé tout un groupe et des absents importants, Patrice Neveu reste optimiste. Pas le choix de toute façon. Pour les Gabonais, l’objectif est simple et loin d’être inatteignable : sortir des phases de groupe et atteindre les quarts de finale. Une des quatre meilleures troisièmes places pourrait être un moyen d’y parvenir sans trop de difficultés.

Crédits photos : Getty Images

CAN 2021 : Gabon, aller loin malgré les scandales
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En haut